MethIS MethIS -  Volume 3 - 2010: Etendues de la réflexivité 

Peut-on parler de réflexivité du dispositif cinématographique ?

Valentina Miraglia
CeReS — Université de Limoges — chercheuse associée de l’Université de Liège et de la Cinémathèque Française de Paris

Résumé

La pensée réflexive, appliquée au couple du cinéaste et de l’instrument (la caméra) avec lequel il opère, nous installe au coeur du mécanisme de production (processus) de l’oeuvre (le film), dans son noyau philosophique. C’est dans ce sens que l’instance de création dans la pratique cinématographique doit être lue comme le résultat d’un compromis entre ce qu’il y a de plus abstrait — l’idée, l’émotion — et ce qu’il y a de plus concret — la machine. Or, l’histoire des images ne doit pas se borner à un simple accolage d’une histoire des techniques et d’une histoire des esthétiques. Nous partons de l’hypothèse selon laquelle l’évolution des images est le résultat d’un changement plus radical des formes de la vision. L’analyse de séquences de films où l’on observe une mise en scène du filmeur à l’intérieur du filmé permettra de décrire cette réflexivité, à première vue « latente », de l’œil de la caméra (cadre, durée, mouvement, composition, lumière) sur le monde perçu en retour.

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To cite this article

Valentina Miraglia, «Peut-on parler de réflexivité du dispositif cinématographique ?», MethIS [En ligne], Volume 3 - 2010: Etendues de la réflexivité, 125-142 URL : https://popups.ulg.ac.be/2030-1456/index.php?id=338.