volume 10 (2006) -- numéro 4Type de document : Article Introduction du colloque par le Professeur Julien DemolDocuments annexes
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Mesdames, Messieurs les représentants des Corps Constitués, Mesdames, Messieurs les représentants des Organisations internationales, Chers Collègues, Chers Confrères, Chers amis étudiants, Mesdames, Messieurs, Laissez-moi d’abord vous souhaiter la bienvenue à cette journée de séminaire organisé dans le cadre d’une année à thème sur la Coopération au développement et intitulée le « Coton dans tous ses états ». Merci d’être là aussi nombreux, ce qui tend à montrer que les problèmes cotonniers liés au développement dans le monde ne laissent personne indifférent. La matinée sera largement consacrée aux problèmes économiques et sociaux ainsi qu’aux enjeux stratégiques liés à cette culture. Cet après-midi, différents orateurs spécialisés dans des aspects techniques et scientifiques de cette culture vous parleront de leurs travaux sur le terrain ou dans les laboratoires qui, en principe, devraient répondre aux besoins des cultivateurs et des utilisateurs des produits récoltés. Je suis particulièrement honoré et heureux que les organisateurs de ce séminaire aient pensé au vieux bonhomme que je suis pour présider cette séance. Pourquoi ? Simplement parce que j’appartiens à cette longue chaîne d’agronomes sortis de notre Alma Mater et qui depuis plus de trois quart de siècles œuvrèrent pour l’implantation et l’amélioration du cotonnier dans les pays en développement. Lorsque je me tourne vers le passé je vois défiler devant moi une longue série d’agronomes de Gembloux qui, chacun à leur manière, apportèrent une contribution au développement de cette culture dans le monde. Je pense à : Louis Soyer qui déjà en 1927 fondait la Station de Gandajika au Kasaï ; Denise Soyer, son épouse, qui fut une des premières phytopathologistes du Congo spécialisée dans les maladies et les ennemis du cotonnier ; Maurice Lecomte, ancien professeur de notre maison qui dirigea la Station cotonnière de Bambesa dans les années 1930 et qui mit au point pour le Congo la diffusion de nouvelles variétés en tâche d’huile ; René Steyaert qui à la même époque étudiait le parasitisme du cotonnier au nord de l’équateur, en province orientale Paul Henrard, entomologiste de l’état, qui parcourait les zones cotonnières et informait l’INEAC des types d’infestation rencontés en milieu rural ; Jean-Marie Vrydagh qui très tôt mit en évidence le danger du ver rose dans certaines régions cotonnières du Congo. Vinrent ensuite : Walter Wouters qui à Gandajika créa le laboratoire de génétique cotonnière et mit au point les différentes méthodes d’introgression des cotonniers cultivés par les espèces sauvages ; Pierre de Francquen qui organisa, après la guerre 1940-1945, sur grande échelle, les campagnes de désinsectisation cotonnière dans le sud du Congo. Arriva ensuite, à partir de 1950, une nouvelle génération d’agronomes composée de spécialistes qui se nommaient : Maréchal, Van Dam, Demol, Neirinckx, Coulonvaux, Dineur, Gouthière et Bolyn, qui jusqu’à l’indépendance du Congo en 1960 assurèrent la recherche cotonnière sur tout le territoire congolais. Après l’indépendance du Congo, dès 1961, se créa à Gembloux, à la Chaire du Professeur Stoffels, sous la direction de Walter Wouters un groupe de recherche cotonnière qui, en collaboration avec le laboratoire textile de l’Université de Gand, allait pendant 30 ans assurer la poursuite des recherches cotonnières au Congo. Sous la conduite de spécialistes comme Walter Wouters, Robert Maréchal, Julien Demol, de jeunes agronomes sortis de Gembloux allaient partir vers Gandajika sous la bannière de l’AGCD pour y poursuivre les travaux en cours. Dans un premier temps, je pense à Benoît Louant, Jean-Marie Moreau, Alain Cammerman et Albert Drion. Ensuite, vint une seconde vague composée de Guy Mergeai, Jean-Luc Hofs, Gilles Delhove et Fabio Berti. J’espère n’avoir oublié personne. Aujourd’hui, des recherches se poursuivent. Des ingénieurs de Gembloux poursuivent leurs efforts et collaborent pour promouvoir la culture cotonnière dans le monde et je les en remercie. Ce sont ces efforts continus depuis plus de 80 ans qui autorisent la Faculté de Gembloux d’organiser aujourd’hui dans le cadre de l’année Coopération et développement un séminaire sur le thème « Le coton dans tous ses états ». Merci d’avoir bien voulu écouter avec patience le bavard que je suis devenu depuis ma mise à la retraite il y aura bientôt quatorze ans. Pour citer cet article :
, «Introduction du colloque par le Professeur Julien Demol», Biotechnol. Agron. Soc. Environ.,
volume 10 (2006)
numéro 4 : Biotechnol. Agron. Soc. Environ. 2006 10(4), p. 269–270
http://popups.ulg.ac.be/Base/document.php?id=508
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